Publié par : pintejp | octobre 1, 2014

Numérique : Les données publiques, un trésor encore mal exploité

Numérique : Les données
publiques, un trésor encore mal exploité

Les traces numériques que nous laissons partout intéressent les opérateurs. Mais leur traitement nécessite du temps et un savoir-faire. L’Open data sert pour le moment surtout à créer des applications plus ou moins utiles pour smartphone.

Quelques minutes avant le quart de finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Allemagne, le 4 juillet dernier, la courbe du trafic automobile en Ile-de-France, calculée à partir de boucles disposées sur les principaux axes routiers et diffusée par le service Sytadin, s’est effondrée. Sur la carte de la région, tous les indicateurs sont passés au vert. La circulation n’a repris que dans les minutes qui ont suivi le coup de sifflet final. Le résultat du match était décelable sur les statistiques et les cartes : la France ayant perdu, la circulation est restée dégagée sur l’avenue des Champs-Elysées, à l’inverse de la soirée qui avait suivi le match France-Nigeria, quelques jours auparavant. La plupart de nos actes collectifs, désormais, sont lisibles à travers les données. Et pour cause. Les gestes de tous les jours, que l’on effectue sans y penser, laissent des traces numériques : saisir une requête sur le GPS, payer l’autoroute avec la carte bancaire, valider un titre de transport dans le bus ou dans le métro, acheter un billet de train, emprunter un vélo en libre-service. Ces données constituent de précieuses informations. Si l’itinéraire de chacun d’entre nous n’intéresse pas grand monde, l’addition de tous les déplacements fournit un aperçu complet des habitudes, un outil sociologique inédit. C’est cette masse que l’on appelle, un peu rapidement, le « Big data ». La publication d’une partie ou de la totalité des données, l’« Open data », est réclamée par des mouvements de consommateurs et de citoyens aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Ce magma de renseignements, qui portent sur les transports, mais aussi sur l’habitat, l’économie, la culture et, bien entendu, sur la manière dont nous utilisons Internet, est souvent décrit comme un trésor inexploité. « C’est une mine d’or », assurent certains consultants, enthousiastes. « On n’a pas de pétrole, mais on a des données », renchérit Simon Chignard, auteur de l’ouvrage « L’Open data : comprendre l’ouverture des données publiques » (FYP Editions, 2012)

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