Publié par : pintejp | février 28, 2014

J’ai visité le « Big Brother » à la française

Un bunker enfoui à dix mètres sous terre. Trois niveaux séparés par de multiples sas de sécurité et espacés d’épaisses couches de béton armé. La plateforme nationale des interceptions judiciaires (Pnij), le nouveau Big Brother à la française, est nichée là, à Élancourt dans les Yvelines. C’est ici, dans des kilomètres de câbles, que la vie privée de milliers d’individus est acheminée. Écoutes téléphoniques, SMS, fax, mails, factures détaillées (les fameuses « fadettes »)… Des pétaoctets de données sont accumulés dans les serveurs de la société Thales, pour être analysés par les magistrats et les services de police et de gendarmerie. Les voyants s’allument, tantôt en rouge, parfois en bleu ou en vert. Des informations s’affichent sur de petits écrans. « Cluster = slave », « Warning : 30d Unit going activ ». Sans doute faut-il être un peu geek pour pouvoir les déchiffrer. Au-dessus des têtes, une paroi vitrée régule la chaleur. Sous les pieds, de l’air froid sort de grilles d’aération destinées à rafraîchir des serveurs qui tournent à plein régime.

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