Publié par : pintejp | mars 5, 2013

Marseille : une mere decouvre son dossier medical sur internet

«Sandra a l’habitude d’aller sur internet pour surfer sur les réseaux sociaux. Elle aime taper sur Google son nom de famille. Mais ce qu’elle a découvert le 11 février dernier lui a glacé le sang.
Voilà qu’est remonté aussitôt son dossier médical. Sur un lien qui n’était pas sécurisé, cette mère de 37 ans a vu surgir sous ses yeux des informations confidentielles sur la naissance de son fils, aujourd’hui âgé de 4 ans et demi, à l’hôpital Nord, sa santé, les traitements qui lui ont été prescrits le jour de l’accouchement, sa propre sérologie.
Elle lira même « pâleur cutanée, signe de détresse respiratoire, cyanose du visage, transfert en réanimation. » Des informations qu’elle aurait préféré ne pas découvrir ainsi, à la portée de tout le monde, sans clé ni code d’accès, à côté de son numéro de sécurité sociale.
Aussitôt, elle se rend à la gendarmerie de son lieu de résidence à Bourg-Saint-Andéol #Ardèche#, Elle dépose plainte. Le gendarme appelle l’hôpital Nord. L’un des directeurs lui explique en direct qu’il « tombe des nues »et lui promet de mener « une enquête interne pour savoir s’il y a des fuites ou un piratage interne ». En tout cas, le directeur hospitalier tente de la rassurer en lui disant que tout cela « n’est pas normal ». A la gendarmerie de Bourg-Saint-Andéol, que nous avons contactée hier, on se souvient de cet épisode singulier, mais on se garde bien de le commenter en se retranchant derrière « le secret professionnel ». Depuis combien de jours ces informations étaient-elles livrées au grand public ? Et si des esprits malins les avaient détournées ? D’autant, explique Sandra, que « je pouvais modifier ou supprimer des dossiers ». « Qui me dit que ces informations n’ont pas été communiquées à mon banquier ou à mon assureur ? »insiste cette mère de famille.
Elle se souvient qu’elle a pu dérouler un menu qui, manifestement, concernait des dizaines de patients. Son avocat, Me Victor Gioia, a promis de saisir la justice et la Commission nationale informatique et libertés #Cnil#. « On peut fabriquer ainsi en quelques secondes, à partir de citoyens ordinaires, des parias, déplore-t-il.
Chacun a ses jardins secrets à préserver ».»…

http://www.laprovence.com/node/2233348


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