Thierry Berthier : Quand et comment vous est venu le goût des mathématiques ?
Cédric Villani : Je n’ai pas souvenir d’une époque où la mathématique ne me plaisait pas. Aucun moment de révélation extatique, au grand dam des interviewers ! Simplement, j’ai toujours trouvé cela intéressant. Bien sûr, il y a eu des moments constructeurs et particulièrement intéressants. Je me souviens de livres de vulgarisation que mon père rapportait des Puces, de la découverte des démonstrations au collège, des avalanches d’exercices originaux de mes professeurs de troisième et de seconde, de la révélation de la classe préparatoire… l’étape la plus constructrice, finalement, étant celle de la thèse, qui vous révèle pour la première fois le travail de mathématicien dans toute sa diversité.
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