Selon un rapport dévoilé mardi, 47 % d’entre elles ont été ciblées au nom de la « prévention du terrorisme».
Le fantasme de la surveillance généralisée a-t-il fait long feu? En dévoilant mardi matin son premier rapport d’activité, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) a levé un tabou en évaluant à 20282 le nombre de personnes espionnées par les services français entre le 3 octobre 2015 et le 2 octobre dernier. Les techniques employées sont allées de la moins intrusive, à savoir l’obtention des «fadettes» (facturations détaillées) de la personne ciblée, jusqu’à des procédés plus lourds tels que la sonorisation ou l’installation de moyens vidéo dans les domiciles en passant par les interceptions de sécurité, la géolocalisation, l’accès en temps réel aux données de connexion ou encore l’emploi – encore parcimonieux en raison du coût et des risques sanitaires dus aux rayonnements – de quelques dizaines d’«IMSI-catchers» permettant de siphonner à distance les données de connexion des téléphones mobiles.
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