Chronique Jean-Paul Pinte
Le Blockchain ça vous parle ?
Avec la Blockchain, une technologie associant la cryptographie et l’échange « de pair à pair » décentralisé, déjà utilisée pour le bitcoin (Créé en 2009), voici venir « l’internet des transactions », totalement sécurisé.
Le Bitcoin reposait sur une technologie qui certifiait que cette monnaie ne pourrait pas être dupliquée, et qui s’assurait donc que cette dernière ne serait pas falsifiable: cette technologie s’est appelée la blockchain.
« Dans une économie de type Bitcoin, il n’y a pas besoin d’avoir confiance en une personne, une société, un organisme, un régulateur ou une administration. Il faut juste faire confiance à l’algorithme », nous precise Manuel Valente, directeur de La Maison du Bitcoin.
Rappelez vous, c’est un peu comme cette technologie du piratage de fichiers musicaux des années 1990, « de pair à pair », mais en beaucoup plus puissant.
Une révolution qui va impacter tous les secteurs et pourrait changer le capitalisme.
Ces blockchains ou «chaînes de blocs», entités numériques, on en discute de plus en plus dans cette société hyperconnectée et cela pourrait bien être le mot numérique de l’année 2016. Certains parlent aussi pour le Blockchain d’une revolution aussi révolutionnaire que le Web.
Le blockchain fonctionne ainsi sans intermédiaire comme un registre qui consigne de façon infalsifiable la liste des échanges effectués entre les utilisateurs. Il est aussi un protocole cryptographique en théorie inviolable et totalement privé, qui permet à des inconnus de réaliser des transactions dans un cadre totalement sécurisé, sans intermédiaire.
Chaque maillon de la chaîne étant le garant de l’ensemble dans un alignement des intérêts du tout et des parties.
L’information n’y est pas consolidée en un point mais disponible en chaque nœud du réseau et mise à jour en temps réel.
Système d’échange entre pairs garantissant l’intégrité des opérations, la Blockchain offre un potentiel important dans la gestion des transactions bancaires. Mais pas seulement… Ses enjeux dépassent en effet le monde de la finance, dont les modèles actuels sont remis en question par cette technologie.
Au-delà du secteur bancaire, toutes les opérations nécessitant une confiance absolue dans l’information fournie sont potentiellement concernées. Que l’on parle de contrôle d’identité, de certification, de traçabilité agro-alimentaire, de transactions immobilières, ou de protection de la propriété intellectuelle »
De même la santé, l’immobilier, l’assurance, la musique et même notre travail au quotidien seraient susceptibles d’être à terme touchés.
Le gouvernement britannique lui donne même le pouvoir de redéfinir les relations entre le gouvernement et les citoyens en termes de partage des données, de transparence et de confiance.
Ainsi avec le blockchain les échanges sont horizontaux, une sorte d’aplatissement du monde où chacun serait en mesure de s’emparer de la connaissance.
Manager chez CSC et spécialiste des moyens de paiement, Michel Khazzaka en donne une autre definition où chaque mot est pesé : « La blockchain est un registre actif, chronologique, distribué, vérifiable et protégé contre la falsification par un système de confiance répartie. ».
La Blockchain avec ses bases de données ouvertes, décentralisées et sécurisées constitue le nouveau paradigme de notre de E-société, une sorte de grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable.
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