Publié par : pintejp | novembre 23, 2015

L’avantage concurrentiel de DAESH sur le marché mondial du terrorisme

Et si l’Etat islamique (EI, Daesh) avait remporté son premier succès véritablement significatif seulement maintenant ? Non pas parce que le groupe djihadiste continue de s’étendre géographiquement (il détient aujourd’hui un territoire de plus de 300.000 km²)[1] mais parce qu’à travers une interview donnée au Guardian le jeudi 11 juin 2015[2], Abu Qatada et Abu Muhammad al-Maqdisi, deux des membres les plus importants d’Al-Qaïda, expliquaient que leur organisation était « hors-service » : « Al-Qaida au Moyen-Orient a été vidée de ses recrues et de ses ressources financières après avoir perdu ses territoires les plus prestigieux ». Victoire indirectement liée à l’expansion géographique de Daesh donc, car si l’on devait comparer les deux groupes terroristes lors de la création de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), c’est au sol que la différence se ferait. Tandis qu’Al-Qaïda met l’accent sur le djihad mondial, qui passe avant la proclamation du califat islamique tant attendu (voir la déclaration de djihad contre les croisés et les juifs d’Oussama ben Laden du 23 février 1998)[3], l’EI accorde la priorité à la création et au renforcement de l’Etat de califat comme objectif immédiat et primordial, qu’il atteindra le 29 juin 2014 au travers du discours du calife Ibrahim, au nom de guerrier Abu Bakr Al-Baghdadi.

http://www.anaj-ihedn.org/8081-2/


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