Les supercookies, ces identifiants uniques d’individus permettant de les suivre lorsqu’ils naviguent sur Internet avec leurs téléphones mobiles, ne seraient a priori quasiment plus utilisés aux Etats-Unis, mais largement exploités ailleurs, selon une étude de l’ONG Access Now, relayée par la presse américaine, dont le Wall Street Journal, qui a enquêté sur ce sujet.
Cette association de défense de la vie privée sur Internet basée aux Etats-Unis a ainsi réalisé plus de 200 000 tests dans 164 pays durant six mois à travers un site – amibeingtracked.com – mis en place spécialement pour l’occasion. Elle a trouvé des supercookies dans dix pays, parmi lesquels le Canada, la Chine, l’Espagne, l’Inde, le Mexique, le Maroc et le Venezuela. 15,3% des tests ont prouvé l’existence de codes de tracking du type supercookies.
Ces supercookies sont des codes spécifiques à chaque terminal mobile placés au sein du réseau et donc par définition hors de la portée de l’utilisateur (contrairement aux cookies sur le desktop, qui sont accessibles au sein du navigateur). Ces codes ont ainsi l’inconvénient de fonctionner à l’insu de l’utilisateur. Les données de navigation de ces utilisateurs – tout comme des données personnelles dont disposent les entreprises de téléphonie mobile faisant usage de ces supercookies, dont des numéros de téléphone – sont ensuite transmises, sans que ceux-ci ne soient au courant, à des tiers à des fins notamment de marketing. Selon Acces Now, ces supercookies sont actifs même au sein de sites accessibles via des connections sécurisées…
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