Publié par : pintejp | juillet 2, 2015

Jean-Paul Pinte: « Il ne peut y avoir de surprise, surtout venant des États-Unis. »

La France ne peut être surprise. Sur son blog, le cybercriminologue Jean-Paul Pinte a relayé un article du « Monde » racontant comment la NSA avait pu surveiller les organes de pouvoir de la France. « C’est bien réel, ce n’est pas de la science-fiction » assure-t-il. Maître de conférences à l’université de Lille, spécialiste de la veille et de l’intelligence compétitive, il estime que la France devait savoir qu’elle était surveillée. Notamment « après l’expérience vécue par Angela Merkel en 2012 et 2013. Il ne peut donc y avoir de surprise, surtout vis-à-vis des États-Unis. Ceci dit, pour les pays qui subissent ce genre de surveillance, la principale chose qui les dérange c’est qu’ils ne peuvent pas faire la même chose. »
> Les moyens des États-Unis. Pour Jean-Paul Pinte la puissance acquise par les États-Unis dans le domaine du renseignement n’a pas d’égal. « Ils ont des logiciels comme Upstream qui vont capter les informations et analyser les contenus. Même involontairement, on peut être à la base d’une surveillance. Imaginez deux personnes qui communiquent par mail. L’une fait partie d’Alcatel ou EDF et si elle raconte qu’il y a du mouvement dans son entreprise, ce sera capté. » On a beaucoup parlé du programme Prisme, « cela prouve que les États-Unis pratiquent ce genre de surveillance depuis très longtemps ». Et les écoutes téléphoniques à la sauce américaine ont « plus de 50 ans ».

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