Avez-vous l’impression que la France ait un retard à rattraper en matière de santé numérique ?
En matière d’open data en santé, nous avançons à grand pas et je salue à ce titre le travail de la mission Etalab. Nous disposons aussi d’une base de données de santé unique dans le monde au regard de sa qualité. Il faut pouvoir en tirer la valeur grâce à l’open data bien sûr, mais aussi grâce à un écosystème d’acteurs innovants, créatifs, et talentueux. Je fais référence au tissu des start-ups, mais aussi aux chercheurs, aux hôpitaux, etc. qui commencent à se fédérer en clusters à l’échelle territoriale. Je trouve cela difficile de parler de retard ou d’avance en ce qui concerne la structuration d’une filière industrielle. La santé est un pilier de notre modèle social et le numérique en santé soulève des questions sociétales et éthiques graves, s’inscrivant dans une réflexion et des enjeux stratégiques de long terme. On ne pourrait pas accepter que l’intérêt économique l’emporte sur ces sujets bien que, j’en ai bien conscience, le domaine de la santé soit investi par d’autres acteurs de l’économie numérique mondialisée qui auront sans doute moins de scrupules. – See more at: http://www.dsih.fr/article/1533/le-numerique-en-sante-souleve-des-questions-societales-et-ethiques-graves.html#sthash.0VaXeR0L.dpuf
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