Quelques lignes d’instructions dissimulées dans un logiciel : il n’en faut pas plus pour corrompre la sécurité d’un système. Au centre Inria Rennes-Bretagne Atlantique, une équipe de recherche étudie comment des méthodes formelles pourraient permettre une analyse du code binaire afin d’en améliorer la lisibilité et ainsi mieux repérer les programmes malveillants qui s’y cacheraient. Ces travaux sont menés avec DGA Maîtrise de l’information, l’établissement rennais de la Direction générale de l’armement (DGA).
Ils détruisent des disques durs. S’infiltrent. Espionnent. Dérobent des numéros de cartes bleues. Subtilisent des mots de passe. Ou modifient subrepticement la vitesse de rotation de centrifugeuses industrielles. Dans un monde hyper-connecté, les vers, virus, chevaux de Troie et autres malware constituent une menace en rien virtuelle. Dirigée par Thomas Jensen, au centre Inria de Rennes, Celtique est une équipe-projet spécialisée dans la sécurité du logiciel. Depuis plusieurs années, ces scientifiques collaborent avec DGA Maîtrise de l’information. “Ce partenariat s’inscrit dans le contexte plus large d’un accord cadre entre Inria et la Direction générale de l’armement. Différentes équipes interviennent sur des sujets comme la cryptologie par exemple. Nous, nos travaux portent sur l’analyse du code binaire. Il s’agit du code de très bas niveau qui s’exécute sur les machines.”
Laisser un commentaire