Les menaces terroristes qui pèsent sur notre pays sont une réalité renouvelée que chacun, hélas, a aujourd’hui à l’esprit. Ces menaces font écho au désordre du monde. Elles mettent en péril les intérêts fondamentaux de notre nation. Elles appellent une réponse, opérationnelle autant que juridique, extrêmement déterminée, venant de l’ensemble des partis de gouvernement.
Si le terrorisme est une menace avec laquelle la France a malheureusement dû apprendre à vivre depuis longtemps, notre pays doit aujourd’hui faire face à un grave péril : celui du développement du terrorisme au nom du djihad (1).
Le phénomène n’est pas nouveau : ce sont des djihadistes qui ont été à l’origine de tous les projets d’attentats majeurs ayant visé la France depuis une quinzaine d’années, qu’il s’agisse du marché de Noël à Strasbourg en 2000, de l’ambassade des États-Unis en 2001, du projet d’attaque chimique à Paris en 2002 ou contre la tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame en 2010 (2).
Le phénomène n’est pas propre à la France : plusieurs autres pays européens servent de terre de recrutement de djihadistes, qui, ces derniers mois, rejoignent principalement la Syrie. En janvier 2014, la Commission européenne a d’ailleurs appelé les États membres de l’Union européenne à intensifier leurs efforts dans la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme (3). Le 8 mai dernier, les ministres de l’Intérieur de neuf pays européens se sont rencontrés à Bruxelles pour renforcer la coopération des polices nationales et des services de renseignement dans la lutte contre les filières djihadistes – réunion à laquelle ont été associés le Maroc, la Tunisie, la Jordanie, les États-Unis et la Turquie.
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