Alors que le Forum international de la cybersécurité (FIC) doit se tenir à Lille les 21 et 22 janvier*, la gendarmerie a invité la presse à visiter une unité N-Tech de cybergendarmes, à Arras. Nous nous sommes donc rendus dans la préfecture du Pas-de-Calais pour rencontrer les quatre experts qui composent, pour ce territoire, l’unité spécialisée dans l’investigation sur Internet et l’exploitation des données numériques.
Quelque 200 enquêteurs N-Tech, répartis sur l’ensemble du pays, sont les référents high-tech pour leur brigade : tous les gendarmes peuvent faire appel à eux, en urgence ou non, pour exploiter des supports numériques ou mener des investigations sur Internet. Chaque jour, ils reçoivent des ordinateurs, des smartphones ou des GPS qu’ils doivent analyser. Ici, un pédophile nie avoir enregistré des images pédopornographiques sur son disque dur, mais, en quelques clics, le cybergendarme fait réapparaître les fichiers pourtant effacés avec soin par le suspect, ainsi que l’historique : l’homme a très régulièrement consulté des contenus illégaux depuis plusieurs mois. Là, un homme affirme avoir un alibi en béton dans une affaire d’agression : il était dans une autre ville au moment des faits. L’analyse du GPS de sa voiture, véritable mouchard qui enregistre tous les trajets, montrera que son véhicule était effectivement ailleurs. Mais encore faut-il prouver que l’homme était bien dedans…
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