Vols d’informations, création de faux antivirus, falsifications comptables…, la cybercriminalité économique explose ces dernières années avec l’essor des nouvelles technologies de l’information, et son coût se chiffre en millions de francs suisses. Lutter contre ce phénomène signifie s’attaquer à des infractions de plus en plus complexes à détecter, exigeant des recherches et des formations spécialisées, dont le Centre d’investigation numérique et de cryptographie de la Haute école de gestion Arc fait son cheval de bataille.
Né voilà trois ans au sein de l’Institut de lutte contre la criminalité économique (ILCE) de l’école romande, le Centre d’investigation numérique et de cryptographie répond aux problèmes techniques qui se posent en ce domaine à la police, à l’armée, aux douanes ou encore aux entreprises.
« On trouve aujourd’hui une dimension numérique dans toutes les grandes enquêtes de criminalité économique, explique Isabelle Augsburger-Bucheli, doyenne de l’ILCE. Ces enquêtes incroyables remplissent des pièces entières de milliers de documents ! Il est capital de comprendre les informations… et de cibler les bonnes. » D’où la nécessité de mettre en place de solides formations, un besoin auquel répond l’ILCE en 2001 en créant le MAS (Master of Advanced Studies) en Lutte contre la criminalité économique. Le diplôme se complète alors de CAS (Certificates of Advanced Studies), comme leur aîné à destination de professionnels en activité, et dont l’investigation numérique compte à elle seule six spécialités. Attaques logicielles, analyse de machine de hacker, architecture des services nomades, préservation d’une preuve numérique, dessoudage de composants, réparation de disques durs endommagés… les contenus sont complémentaires et très pointus.
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