Publié par : pintejp | septembre 20, 2013

 »Systran n’existerait pas sans les agences de renseignements americaines »

«Le Point.fr : Votre collaboration avec les services de renseignements américains n’est pas une nouveauté. Comment Systran travaille-t-elle pour la NSA ? Dimitris Sabatakakis : N’oubliez pas que Systran n’existerait pas sans les agences de renseignements américaines ! Notre entreprise a été créée avec leur soutien dans les années 1970 aux Etats-Unis.
Ce sont eux qui ont financé les premiers les activités de l’entreprise. Aujourd’hui nous travaillons avec tous les acteurs de la communauté du renseignement [NSA (National Security Agency), CIA (Central Intelligence Agency), ODNI (Office of the Director of National Intelligence), NASIC (National Air and Space Intelligence Center), etc.
NDLR]. C’est une activité stable et significative. De l’ordre de 25 % d’un chiffre d’affaires évoluant autour de dix millions d’euros par an. Quels services offrez-vous à ces agences américaines de renseignements ? Notre coeur de métier, c’est la traduction automatique d’une langue vers une autre.
Nos logiciels doivent donc analyser un texte dans une langue donnée, en utilisant des technologies d’analyse linguistique très évoluées pour le transcrire dans une autre langue.
Nous travaillons sur des corpus de textes parfois très volumineux que les services de renseignements veulent analyser. Les technologies Systran permettent ainsi d’analyser tout type de contenu textuel.
D’ailleurs nous travaillons aussi avec le ministère français de la Défense.»

[…]

«Quels sont vos objectifs, aujourd’hui ?
Nous souhaitons être beaucoup plus présents dans la cyberintelligence. Nos équipes sont capables de travailler très rapidement sur des langues rares et d’obtenir d’excellents résultats, en fournissant dans des délais très courts des systèmes opérationnels. Les défis sont considérables, car cela ne suffit pas de traiter des térabytes d’information textuelle. Nous devons en extraire ce qui est utile, sans générer du « bruit ». C’est la valeur ajoutée de nos 50 ingénieurs de très haut niveau, les deux tiers de notre personnel.
»…

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/dimitris-sabatakakis-systran-n-existerait-pas-sans-les-agences-de-renseignements-americaines-18-09-2013-1732865_53.php


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