Qu’est-ce que ce roman apporte de nouveau sur les services secrets ?
Les Confessions de l’ombre apportent un éclairage contemporain sur la vie quotidienne d’un officier de renseignement français. Le héros appartient à la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) créée en 1982, une administration d’État qui n’a quasiment jamais été traitée sous une forme romanesque.
Le récit propose une approche intimiste et réaliste du métier. Nous ne sommes pas dans un James Bond. Sous le costume de l’officier dormant ou opérationnel, il y a un homme ordinaire avec les mêmes désirs, les mêmes attentes, les mêmes exaspérations que chacun d’entre nous. Si le héros est banal, ses activités, elles, ne le sont pas. Le roman tente d’expliquer « comment ça se passe », être au plus près de ce qu’est la « vraie » vie des agents de renseignement, loin des caricatures du genre et des idées reçues.
D’où proviennent vos informations ?
L’actualité internationale est dominée depuis quinze ans par les problématiques liées au terrorisme et contre-terrorisme, le champ d’activités des Services. De rencontres en interviews, de confidences en relations amicales, cordiales, approfondies avec le temps, petit à petit, j’ai pu recueillir les éléments nécessaires à la rédaction de ce roman.
Pourquoi ne pas avoir rédigé un essai ?
Loin des contingences du factuel, le roman offre un espace de totale liberté pour faire « ressentir » le terrain.
Quelle est la part de vérité et de mensonge dans le roman ?
Tout est faux mais tout est vrai ! Le roman est l’art du mensonge, disait Théophile Gauthier. Il permet de toucher la vérité intrinsèque des faits ; l’autre vérité, l’impalpable, la subjective. Bien évidemment, il n’y a rien de confidentiel ni de « classé défense » dans ce livre. Au-delà du récit d’aventures, de l’hommage à Tanger, ce roman témoigne de mon respect pour les officiers de l’ombre, ces hommes et femmes acteurs de la protection de nos démocraties et de nos valeurs. Il ne s’agit pas de les encenser. Loin de là. Simplement être juste, raconter l’existence de ces
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