Les entreprises restent encore trop souvent désarmées face à des attaques de plus en plus sophistiquées et rapides.
« Watering hole », littéralement le trou d’eau ! C’est là que les lions attendent patiemment leurs proies dans la savane. C’est aussi le nom du dernier piège imaginé par les cybercriminels. Comme l’explique Pierre Polette, président de Lexsi, un cabinet de conseil en sécurité informatique et de gestion des risques, « plutôt que d’attaquer le système informatique de l’entreprise visée, le cybercriminel place des menaces sur un site que cette entreprise est amenée à visiter. C’est ce site piraté qui va infecter les cibles recherchées. Et le système est magique car les pirates peuvent ainsi ne cibler que les entreprises qui les intéressent ». Plus courantes, certaines attaques complexes font appel à l’ingénierie sociale. « Il s’agit de trouver les failles humaines dans l’entreprise ; c’est-à-dire le collaborateur qui se laissera convaincre aisément par un e-mail dont il ouvrira sans hésitation le fichier infecté », souligne Pierre Polette.
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