Les industriels hexagonaux mettent les bouchées doubles en matière de défense informatique. Un marché en pleine expansion.
La France a-t-elle les moyens de sa cyberdéfense ? La révélation par « L’Express », la semaine dernière, des dessous du piratage informatique de l’Élysée survenu en mai rappelle, s’il en était besoin, les dangers du cyberespace. Loin d’être à l’abri des opérations d’espionnage informatique, la France possède toutefois de sérieux atouts pour se défendre. Elle dispose même d’une filière d’excellence, prospère et exportatrice, comme le révèle la récente étude du cabinet Pierre Audoin Consultants. Ainsi, qui aurait cru que le leader français de la carte à puce, Gemalto, sécurise l’accès au cloud d’Amazon ? On n’imagine pas non plus que Thales participe à la protection des systèmes de défense de 50 pays, dont 25 membres de l’Otan. Le spécialiste de l’électronique de défense équipe aussi 19 des 20 premières banques mondiales, 4 des 5 plus grandes compagnies pétrolières… sans oublier les systèmes de paiements électroniques Visa et Mastercard, qui représentent 70% des transactions par cartes bancaires dans le monde. Autres exemples : Cassidian, la branche défense et sécurité d’EADS, qui fournit un centre opérationnel de sécurité à l’armée britannique ; Atos, qui gère l’informatique et la sécurité des jeux Olympiques depuis douze ans ; ou encore Orange, qui apporte ses services de cybersécurité au géant australien minier BHP Billiton dans 18 pays.
Laisser un commentaire