Publié par : pintejp | novembre 14, 2012

Le Cloud à la française et souveraineté des données…

Le cloud  »a la francaise » sous le feu des critiques•

«Depuis leur annonce en 2011, les deux projets d’informatique dématérialisée (cloud computing) « à la française » d’Orange et SFR suscitent les critiques des entreprises françaises du secteur.
Ces PME, pour la plupart, voient d’un mauvais oeil cette alliance entre l’Etat et des géants des télécoms, jugés inadaptés au marché du cloud, et se plaignent de tentatives de débauchage d’employés, que les consortiums nient.
Financés à hauteur de 150 millions d’euros par l’Etat, les deux consortiums, Cloudwatt pour Orange et Numergy pour SFR, doivent devenir des géants européens, à même de concurrencer les américains Amazon, Microsoft et Google.
Ces deux consortiums fourniront aux entreprises des ressources informatiques, de la puissance de calcul ou de l’espace de stockage, souvent trop couteuses à maintenir pour ces clients.
Les offres concrètes des deux projets officiellement lancés en septembre sont censées arriver dans les prochains mois. Le scepticisme n’a pourtant pas cessé, loin de là. La semaine dernière, le géant des centres de données Interxion et une PME spécialisée dans les réseaux privés, Navaho, exprimaient encore des doutes sur la pérennité de ces consortiums.»

[…]

Quid de la « souveraineté » des données ?
L’argument fort de ces clouds est bien la souveraineté. Le financement public est justifié par le besoin d’acteurs de confiance soumis à la législation française, contrairement aux entreprises de droit américain qui sont soumises à la loi antiterroriste américaine. Le Patriot Act permet en effet aux forces de sécurité américaines de consulter très largement les données d’entreprises ou de particuliers hébergées aux Etats-Unis ou par des entreprises dont le siège est aux Etats-Unis.
« Le poste d’investissement le plus important est l’infrastructure. Notre objectif est d’être open source [technologies au code source ouvert] et souverains dans notre architecture », explique Patrick Starck de Cloudwatt. « On prend de cette communauté [open source] et on le lui restitue. L’équipe de développement devrait atteindre une centaine d’acteurs, avec une spécialisation [sur la technologie d’infrastructure réseau ouverte] OpenStack », explique encore M. Starck.
« L’idée est d’être en conformité avec des réglementations qui existent, comme celles de la CNIL. Il faut éduquer les patrons aux contraintes liées à leur hébergement », explique Cloudwatt. Suffisant pour convaincre les entreprises ? « Cet argument n’est pas à brandir comme le chiffon rouge. Ce n’est pas avec ça qu’on fait un marché », répond Cloudwatt.
»…

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/11/08/le-cloud-a-la-francaise-sous-le-feu-des-critiques_1787762_651865.html


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