D’apparition récente, la cybercriminalité est grandissante en Afrique, et les Etats s’organisent et coalisent leurs moyens, juridiques et humains, pour faire front. L’entrée en force des technologies de l’information et de
la communication en Afrique a également drainé sur le continent des menaces nouvelles. Peu perceptibles il y a quelques années du fait de la fascination générée par internet et aux avantages divers de la société de l’information dans les domaines de la formation et de la recherche, les menaces introduites par l’expansion du réseau des réseaux prennent forme et commencent à inquiéter. La notion de cybercriminalité, inconnue jusqu’à une date récente, suscite de plus en plus d’inquiétudes en Afrique, et motive la mise en place de nouvelles législations. Sur le continent, la cybercriminalité tend à épouser les formes déjà connues du phénomène dans les pays développés : pédopornographie, escroquerie, terrorismes, les atteintes aux personnes, menaces, piratages informatiques, criminalité financière, piratage des créations artistiques, littéraires ou scientifiques, spams, virus, spyware, phishing… « L’omniprésence des cafés Internet et autres liens de communication des grandes villes et des villages éloignés en Afrique, combinée à l’absence quasi-totale de lois en la matière et de moyens de mise en œuvre, a créé un espace propice pour quiconque se livre à des activités illicites par l’informatique ou Internet », analyse un officiel du continent lors d’un colloque continental sur l’élaboration des lois contre la cybercriminalité à Yamoussoukro, en cote d’ivoire.
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