Au début des années 2000, le piratage informatique change de visage. A côté des « gentils hackers » qui se livrent pour le plaisir à toutes sortes d’exploits plus ou moins graves, on voit apparaître de véritables cybercriminels motivés par une seule chose : l’appât du gain.
A cet égard, l’année 2000 avec son fameux « vrai-faux bug » marquerait un tournant, selon David Nataf, avocat spécialisé et auteur du livre « Chevaliers d’Internet et pirates informatique » (Poche).
Première manifestation de cette cybercriminalité : les escroquerie à la carte bancaire. En 1997, un français, Serge Humpich, a réussi à craquer le système de protection des cartes bancaires françaises. Cet ingénieur n’a rien d’un malfaiteur mais sa découverte lui vaudra les pires ennuis vu l’enjeu que représente la sécurité des cartes bancaires.
Quelques temps plus tard : on voit apparaître sur le Net des logiciels, très simples d’utilisation, qui permettent de fabriquer de fausses cartes bancaires, les fameuses « Yescards ». Point positif : cette affaire a été un mal pour un bien puisqu’elle a conduit les banques à renforcer la sécurité des cartes bancaires.
Outre les fausses cartes bancaires, la démocratisation des technologies offre aussi d’autres moyens de voler de l’argent.
Les bonnes vieilles intrusions auxquelles se livrent depuis toujours les « hackers blancs » par simple jeu sont désormais pratiquées par des personnes moins bien intentionnées. Par exemple : on vole des fichiers confidentiels pour ensuite faire chanter les entreprises concernées. Les attaques se multiplient mais on en entend très peu parler car les victimes ne souhaitent pas ternir leur image.
Les cybercriminels s’en donnent à cœur joie. Eux aussi profitent de la démocratisation de l’informatique. Les entreprises ne sont plus les seules visées. Désormais, les particuliers sont également en première ligne.
Discrètes mais efficaces. Les affaires se multiplient faisant des millions de victimes : affaires de phishing (faux sites Web servant à dérober des numéros de cartes bancaires), affaires de Scam africain (soi-disant riches héritiers qui vous proposent de partager leurs fortunes), etc. Le cyber-citoyen devient une cyber-proie et une cyber-victime potentielle.
Internet compte aujourd’hui 950 millions d’ordinateurs connectés pour environ 2 milliards d’utilisateurs.
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