Du gardiennage aux sociétés militaires privées en passant par les équipementiers, le marché de la sécurité se développe en Afrique à la faveur du désengagement de l’État, africain comme français.
« Si on part des années 1960-70, où on assistait au tout État, il est clair qu’on peut parler d’un phénomène de privatisation de la sécurité. Aujourd’hui il est admis que certains États africains sont faibles et que des tâches de sécurité doivent être confiées à des prestataires privés. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a un siècle et demi, les toutes premières polices du continent étaient des polices privées de sociétés concessionnaires », explique Antoine Pérouse de Montclos, chercheur en sciences politique à l’IRDspécialisé dans les conflits sur le continent africain. Ainsi, dans certains pays, à l’instar du Nigeria, cet héritage est toujours présent dans la législation.
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