Publié par : pintejp | février 27, 2010

L’Union européenne définit sa nouvelle stratégie de sécurité intérieure

e Conseil des ministres européens de l’intérieur, réuni à Bruxelles jeudi 25 février, a adopté un document fixant la nouvelle stratégie de sécurité intérieure (ISS) de l’Union. Très général, appelé à être complété par des mesures pratiques et par la création d’un fonds financier, ce catalogue énumère les périls : terrorisme, cybercriminalité, trafic de drogue, d’armes, d’êtres humains. Toutes, dit-il, évoluent très vite et « menacent les valeurs et la prospérité de nos sociétés ouvertes ».

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L’Europe, soulignent les conclusions, doit se coordonner davantage et mettre en place de nouveaux outils pour contrer ces nouvelles formes de criminalité. En définissant « un nouveau modèle » qui s’adressera aux causes de l’insécurité « et pas seulement à ses effets », expliquera la politique de sécurité aux citoyens et respectera les droits fondamentaux et les libertés.

En s’appuyant sur cette affirmation, Amnesty International a écrit à la présidence espagnole de l’Union pour lui suggérer d’inscrire dans cette discussion la question, non résolue, de l’implication éventuelle d’Etats des Vingt-Sept dans les opérations secrètes de la CIA, les services secrets américains, en Europe, au nom de la lutte antiterroriste. L’organisation non gouvernementale invite à la relance des enquêtes sur la participation présumée de plusieurs pays à ces pratiques, dénoncées par le Parlement européen en 2007 et 2009. Elles ont consisté en des enlèvements, des détentions secrètes et, dans certains cas, en des transferts de détenus vers des pays tiers, où ils ont parfois été soumis à la torture, livrant des informations transmises ensuite à des services européens.

Renégocier « Swift »

La suite sur Le Monde (‘édition du 27.02.10)


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