Publié par : pintejp | février 13, 2010

« Société de l’information et développement. Cybercriminalité, piraterie numérique et économie informelle : modes d’appropriation des TIC en Afrique »

« Société de l’information et développement. Cybercriminalité, piraterie numérique et économie informelle : modes d’appropriation des TIC en Afrique »

Jean-Jacques Maomra BOGUI
Enseignant, Université de Cocody à Abidjan
Chercheur, CERCOM et MICA-GRESIC
Chercheur invité, LICEF, TÉLUQ-UQAM

Depuis au moins deux décennies l’intégration et le développement de l’appropriation des technologies de l’information et de la communication (TIC) sont présentés par de nombreux organismes intervenant dans le domaine du développement en Afrique comme une priorité. La nécessité pour le continent africain de participer de façon pleine et entière à la société de l’information est très souvent mise en évidence. Elle représente pour les pays africains un enjeu à la fois social, culturel, économique et politique. Dans leur volonté de participer à cette société de l’information de nombreux pays africains ont fait des efforts considérables pour le développement des infrastructures en matière de télécommunications. Cependant, loin de susciter le développement escompté ces technologies sont à la base de nouveaux maux dont souffre le continent à savoir : les escroqueries via Internet, la piraterie numérique notamment celle des œuvres de l’esprit ou des médias satellitaires et le renforcement de l’économie informelle. Au vu des nombreux problèmes soulevés par l’intégration des TIC sur ce continent et du peu d’effet constaté sur le développement n’est il pas utopique de continuer à les percevoir comme des outils au service du développement ? Notre intervention s’inscrit dans une approche critique du développementalisme (Kiyindou, 2009), plus précisément du technocentrisme ou déterminisme technologique qui sous-tend la démarche de nombreuses organisations intervenant dans l’aide au développement. Ces organismes prenant insuffisamment en compte les réalités locales qui demandent une investigation plus complexe et approfondie avant toute expérimentation politique des TIC.

Vendredi 12 mars 2010, de 10h30 à 12h30

Source : http://www.er.uqam.ca/nobel/gricis/spip.php?article67

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