Hervé Falciani est devenu la figure quasi archétypique du risque majeur qui menace aujourd’hui les entreprises. Il était salarié de la filiale suisse de la banque HSBC, et il a piraté le système informatique de son employeur pour révéler au monde les noms de 130 000 personnes, appartenant à 4000 sociétés titulaires de comptes non déclarés en Suisse. On a beaucoup glosé sur son cas, qui permettrait à la France de récupérer de gigantesques capitaux égarés en Suisse. Mais on a oublié de souligner l’essentiel : il appartient à cette nouvelle classe de personnages particulièrement dangereux pour les entreprises, parce qu’ils en sont issus. Qui agissent à visage découvert, pour des motivations sans rapport avec une espérance de gain financiers. Certains n’hésitent pas à les qualifier de « criminels ».
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