Publié par : pintejp | Mai 27, 2009

Cybercriminalité en France: un mouchard sur les ordinateurs suspects?

 

cybercrime.JPGUn nouveau projet de loi français visant à faciliter le travail des enquêteurs et policiers en cybercriminalité sera présenté en Conseil des ministres ce mercredi.

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Des « mouchards » dans les ordinateurs
mercredi 27.05.2009, 04:48 – La Voix du Nord
S’adapter aux nouvelles formes de délinquance, c’est évidemment « tenir compte de la cybercriminalité », dit Mme Alliot-Marie.

Au premier rang des « nouveaux actes de délinquance commis grâce à Internet », elle a placé hier la pédopornographie : « La LOPPSI autorisera le blocage d’accès aux sites pédopornographiques. C’est nous qui signalerons aux fournisseurs d’accès les sites à interdire, et c’est eux qui les interdiront l’accès, depuis un ordinateur, en France. » Et puis, Internet est devenu un moyen de communiquer de la délinquance organisée. Il convient donc de s’attaquer à cette communication, « de la même manière qu’on le fait avec les écoutes téléphoniques », dit la ministre.
Concrètement il s’agit de placer sur l’ordinateur d’un suspect un dispositif qui permet de capter le contenu de ses échanges et de ce qu’il consulte.

L’exemple du cas Fofana
Et Mme Alliot-Marie cite l’exemple de Youssouf Fofana, qui donnait des rendez-vous par mails, depuis un cybercafé : « Jusqu’ici, nous avions la possibilité de savoir qu’il écrivait, mais pas de connaître le contenu de son message. » Avec la LOPPSI, cela devient possible. Mme Alliot-Marie parle d’une clé USB à poser sur l’ordinateur, mais les spécialistes s’étranglent.
Comme Jean-Paul Pinte, maître de conférence à l’Université Catholique de Lille et spécialiste lillois de la cybercriminalité, qui appelle ces dispositifs des « mouchards légaux, véritables chevaux de Troie », posés à distance sur les ordinateurs des suspects dans les affaires les plus graves.
Ils permettraient une lecture en temps réel, mais la ministre l’affirme : « La Commission nationale informatique et des libertés (CNIL) a été consultée : tout est OK ! » Les débats risquent, malgré tout, d’être chauds à l’Assemblée nationale. • E. D.


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