«Si le virus H1N1 se répand dans le monde – 8 829 cas recensés au 18 mai, il se répand aussi sur le Net. Bien plus vite. Sur ce point, deux écoles s’affrontent. D’un côté, Evgeny Morozov, du Foreignpolicy.com, dit que le Net et les réseaux sociaux sont pollués par des messages d’ignares sur la grippe A (ou nord américaine, ou porcine, c’est selon) qui parlent sans savoir et ne font que provoquer la panique chez les internautes.
De l’autre côté, les défenseurs du Web participatif, comme le journal «Wired» ou Tim O’ Reilly, assurent que plus les internautes sont informés des risques, plus ils feront attention se laver les mains et à utiliser un mouchoir pour éternuer ou tousser.
Et reconnaitre ainsi les symptômes avant d’aller encombrer les services d’urgence.»
[…]
«Changement de donne entre médecin et patient Conséquence: les informations récoltées par les patients sur le Net ont métamorphosé la relation qu’ils ont avec leur médecin. Schéma classique de la révolution Internet. Désormais, l’homme à la blouse blanche n’est plus le sage qui distribue le savoir, mais presque un égal, à qui le patient n’hésite pas à raconter ses découvertes. «Nous avons intérêt à parfaitement maîtriser le dossier, à mieux connaître le sujet que lui et à être plus précis dans les explications qu’on lui donne», confie notre docteur. Une rupture avec le passé, où les médecins pouvaient se permettre de tenir des discours moins affûtés. «Les médecins ont trop longtemps été habitués à ne pas être remis en question. Or désormais, nous ne sommes plus tout puissants, souligne notre chef de clinique, âgé d’une trentaine d’années. Les vieilles générations ne le supportent pas. C’est vrai que c’est parfois agaçant d’avoir à convaincre à notre patient du bienfondé de n!
otre diagnostic, mais ce n’est pas plus mal. »…
http://www.slate.fr/story/4955/internet-vous-rend-il-malade-grippe-A-epidemie-pandemie
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