Publié par : pintejp | mars 23, 2009

Le retard de la lutte contre la pédophilie sur Internet

 

La traque contre les cyber-pédophiles est menée par les gendarmes installés à Rosny sous Bois. Et dans quelques minutes ce matin, comme tous les matins, un ordinateur va cracher le résultat du travail de la nuit : 500 échanges « peer to peer » toutes les nuits, soit 500 pédophiles qui s’échangent des photos tous les soirs, alors que les neuf gendarmes de cette cellule anti-pédopornographie ne peuvent en moyenne monter qu’une à deux procédures par jour.

Un manque de moyens manifeste, mais les gendarmes évoquent aussi un autre manque, dont le gouvernement est responsable. Et c’est là le plus grave : les gendarmes sont impatients de passer au niveau supérieur, impatients de traquer non plus seulement ceux qui s’échangent les photos, mais ceux qui entrent en contact direct avec les enfants sur Internet.
Il y a deux ans, une loi dite de cyber-infiltration est passée, pour permettre aux gendarmes de piéger les prédateurs. Mais depuis deux ans, faute de décrets d’applications signés par le gouvernement, la cyberinfiltration ne peut toujours pas se faire…

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