es pays européens ont décidé vendredi de coordonner leur lutte contre la cybercriminalité avec la centralisation des infractions relevées sur l’internet, notamment la pédopornographie, a annoncé la présidence française de l’UE. (Source : Le Monde)
« Nous avons décidé la création d’une plate-forme européenne de lutte contre la cybercriminalité, un phénomène qui se développe à très grande vitesse et qui ne connait pas de frontières », a expliqué la ministre française de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie, dont le pays préside l’UE, à l’issue d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne à Luxembourg.
La plate-forme sera hébergée par Europol et la Commission européenne lui a alloué 300.000 euros de budget pour commencer ses activités, a annoncé Jacques Barrot, commissaire européen en charge des Libertés, de la Justice et de la Sécurité.
« Cette plate-forme va recueillir les signalements des infractions relevées sur l’internet dans l’ensemble des pays de l’UE. Elle va permettre un traitement regroupé et donc des économies d’argent et d’énergies », a souligné Mme Alliot-Marie.
L’accent a été mis sur la lutte contre la pédopornographie –les sites proposant des images pornographiques d’enfants– mais elle concerne également les sites ou les messageries utilisés pour des activités terroristes et par les trafiquants.
« Ce regroupement des signalements permettra de déterminer le pays le plus à même d’effectuer des poursuites », a souligné la ministre française.
Le fait que la plate-forme soit hébergée par Europol, une agence européenne chargée de la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, permet de coupler les signalements effectués par les Etats membres avec les informations centralisées par Europol, a-t-elle ajouté.
« Il s’agit d’une première étape. Lors de notre prochaine réunion, en novembre, nous discuterons d’un plan d’actions », a-t-elle conclu.
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